3ème jour
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Secs et reposés, on se lève tous comme un seul! Il y'a du café sur la zone! Chemin le long de la mer,
côte escarpée.
Troupeau de chèvres sauvages.
A midi, on mange sous cet olivier qui sert aussi de réfrigirateur. En dessous on se croirait dans une cave.
Après le repas on descend dans les criques. La mer est beaucoup plus agitée que lorsque je m'étais baignée.
Après on reprend les sacs et on monte vers la tour génoise. La falaise tombe à pic dans la mer agitée. C'est impressionnant. Les couleurs sont magnifiques...
On laisse les sacs à la tour génoise.
Balade dans les rochers érodés par le sel marin et le vent. Nous entrons même carrément dans une espèce de caverne. Ces trous s'appellent des "tafone."
On s'installe au sommet de la tour auquel on accède par un escalier sans lumière avec des marches très hautes (pour monter je dois me servir de mes mains). En haut c'est simplement spectaculaire. Debout sur le parapet on voit à 360° : la mer, l'écume, les falaises, les montagnes, la cote et la mer. C'est tellement abrupte qu'en regardant l'écume en bas j'ai presque la tête qui tourne. Alors c'est ça le vertige???
Je ne me lasse pas de monter sur le parapet pour regarder autour et de bas en haut et de haut en bas jusqu'à ce que tout tourne. Et puis il y'a un vent!!! Les couleurs sont si belles!!!
Au bout d'un moment j'arrête de regarder comme ça par dessus le parapet parce qu'il faut préparer le repas. Mais après le souper, je remets tout en question. Je me demande après quoi je cours, dans tous les sens du terme. Du coup j'ai l'impression d'avoir lutté pour rien. Mais comme je ne peux plus reculer je vais devoir continuer la bataille quoiqu'il arrive. Et d'un coup j'ai peur-panique d'autant plus qu'on m'a prévenu que j'allais en chier... Et je ne sais pas ce qui m'attend exactement.
Le soleil se couche et le vent souffle de plus en plus fort et froid. A la fin, on est plus que quatre au sommet de la tour. Les autres sont descendus dans la salle pour dormir. Plutôt mourrir geler que de d'aller dans cette petite pièce où ils sont tous tasser et en plus couchés dans une poussière grise comme de la cendre. Je hais la promiscuité et la saleté. Sûrement des vieux restes d'une vie antérieure mal acceptée et pas encore digérée.
C'est la pleine lune et le ciel est dégagé. La mer est noire et argent, l'écume et les falaises phosphorescentes. Cette nuit a simplement été magnifique...